La voiture GNC affiche le meilleur bilan de gaz à effet de serre

29 août 2019 upsa-agvs.ch – Les voitures électriques ont actuellement le vent en poupe. Une étude publiée par le club automobile allemand ADAC montre cependant que l’écobilan de ces véhicules est meilleur que celui des véhicules classiques uniquement si le courant utilisé est renouvelable à 100 %.

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jas. Le club ADAC et l’institut de recherche Joanneum Research ont analysé le bilan des gaz à effet de serre des différentes motorisations en Allemagne. Pour les véhicules électriques, dont tous les constructeurs automobiles vantent les mérites, les conclusions tirées par le plus important club automobile d’Europe sont pour le moins décevantes : le bilan de ces véhicules n’est meilleur que celui d’une version essence ou diesel qu’après 8 voire 14 ans.

Afin d’évaluer objectivement l’impact des différentes motorisations sur le climat, l’étude a tenu compte des émissions liées à la production de carburant (Well-to-Tank) et à l’utilisation des véhicules (Tank-to-Wheel). La consommation énergétique totale pertinente sur l’ensemble du cycle de vie d’un véhicule a également été prise en compte. Cela inclut les émissions générées lors de la fabrication et du recyclage, mais aussi toutes les émissions liées à la fourniture et à la production du carburant ou de l’électricité. Au vu de ces paramètres, une voiture GNC affiche clairement un meilleur bilan que les modèles essence, diesels et même électriques.

Dans cette étude, la position des voitures électriques est fortement freinée en raison du mix électrique en Allemagne. En effet, la proportion de lignite et de houille est encore très élevée. Le bilan des voitures électriques ne devient plus favorable que celui des autres types de motorisation que si l’on utilise du courant renouvelable. En Suisse, le bilan des modèles électriques devrait être meilleur car la part d’énergies renouvelables dans le mix électrique est deux fois plus élevée qu’en Allemagne.

L’étude est basée sur des compactes (catégorie de la Golf), parcourant 15'000 km par an et d’une durée de vie totale de 15 ans. Ainsi, comparée à un modèle essence, la voiture électrique ne présente des avantages dans l’écobilan qu’après 127'500 km ou 8,5 ans d’utilisation. Et il faut attendre 219'000 km ou 14,6 ans pour que le véhicule électrique soit plus respectueux de l’environnement que le modèle diesel. C’est surtout la production des batteries, à très forte empreinte carbone, qui plombe le bilan des voitures électriques. Les émissions de gaz à effet de serre sur l’ensemble du cycle de vie de la voiture électrique sont également plus élevées que celles d’un véhicule GNC. Avec du courant vert, la voiture électrique devance un modèle GNC alimenté avec 15 % de biogaz à partir de 48'000 km.

Mais comme un véhicule GNC peut être alimenté à 100 % au biogaz, il n’a pas à rougir de la comparaison avec un véhicule exclusivement rechargé à l’électricité verte. Pour le club ADAC, les excellents résultats des véhicules GNC dans cette étude montrent que les propulsions conventionnelles peuvent également afficher un bon bilan de gaz à effet de serre. De plus amples informations sur cette étude sont disponibles à l’adresse www.adac.de/klimabilanz (page en allemand).
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